Collection Temporaire,

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2011

Huile sur bois / Olie op hout

15 x 20 cm

La démarche de Marie Rosen est essentiellement axée sur des préoccupations liées au corps, au climat familial et du foyer, au souvenir et à la temporalité de ceux-ci. Il est question d'objets, de faits du quotidien qui viennent se greffer à la conception mentale que chacun se fait de son propre corps, selon aussi une sorte de recherche de protection. Les objets du quotidien récurrents dans sa peinture sont choisis pour cette raison, ce sont ceux que l’on connait le mieux.


Parlant d'événements personnels, ces images peintes sur bois se situent quelque part dans la narration. Elle parle d'événements rapides dans le temps et pourtant diffus. Ferveur, histoire, quotidien. C'est la réorganisation du souvenir qui l'amène à la création d'images. 

Sans rentrer dans le jeu de l’art intellectualisé pour les intellectuels de l’art, sa peinture se veut plus proche d’un art populaire, accessible à tous – d’où la correspondance avec les images votives, mais seulement du point de vue esthétique. Cette référence ne doit pas se comprendre sous le sens religieux. La recherche de l’objet précieux de petit format, en référence aux enluminures anciennes et ex-voto notamment, doit plutôt être considérée comme une revalorisation de l’acte de la peinture, renouant en quelque sorte avec la tradition artisanale. De la découle une volonté d’un projet cohérent guidé par la rigueur et le sérieux de sa démarche personnelle.


La narration apparait secondaire, elle se concentre dans le moment prégnant et figé dans le temps et l’espace, que constitue la rencontre d’éléments insolites et hétérogènes, dont fait déjà partie le fond sur lequel ils semblent parfois flotter. Cette rencontre est porteuse d’un réseau de sens, qu’il s’agisse de moments inventés ou personnels, modulation d’éléments connus vers des scènes picturales intelligibles pour tous. Ces éléments viennent et sont fonction de paramètres extérieurs qui se modifient parfois un peu d’eux-mêmes, jusqu’à acquérir une sorte d’autonomie. La perception est immédiate et ne nécessite pas d’explication. Dans ce sens, aucune interprétation n’est (in-)correcte. Qui sont ces personnages, que font-ils ? La solitude qui les entoure semble les figer dans un contexte qui apparait pourtant narratif, une sorte de para-monde de projection, dans une image propre au médium.


Jennifer Beauloye

marie rosen

COLLECTION TEMPORAIRE
Frédéric ROLLAND

Untitledness,

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